NOTRE DAME D’ESTREES

NOTES sur NOTRE DAME D’ESTREES

Ecclesia DE STREZ, 1er et 2er portio ejusdem de TRABIBUS, au XVI° siècle; N.-D.-d’Estrées-en-Auge.

Notre-Dame-d’Estrées (Calvados ; jusqu’en 2014)
Canton actuel : Mézidon-Canon
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14474
Histoire administrative : A partir du 1er janvier 2015, Notre-Dame-d’Estrées forme avec Corbon la commune nouvelle de Notre-Dame-d’Estrées-Corbon, par l’arrêté préfectoral du 30 septembre 2014.
TA Notre-Dame-d’Estrées-Corbon (Calvados; à partir de 2015) EP Estrées-en-Auge (Calvados)

Dictionnaire Topographique Du Département Du Calvados – C. Hippeau.
Estrées-en-Auge, canton de Cambremer. — Les Strez, XIV° s°; — Stratoe in Algia, Trabes, XVI° s°; — les Traies, 1679 (pouillé de Lisieux, p. 50 et 51). — Étrée, 1703 (d’Anville, dioc. de Lisieux).
Par. de Noire-Dame, patr. le seigneur et l’abbé de Saint-Pierre-sur-Dive ; chap, et lépr. de Saint-Jean-Baptiste, chap. de la Planche. Dioc. de Bayeux, doy. de Beuvron. Géner. de Rouen, élect. de Pont-l’Evêque, sergent, de Cambremer.
Fief de la Planque , relevant de la baronnie de Cambremer, exemption de l’évêché de Bayeux, 1460 (temporel de Bayeux), et duquel relevait le fief Brucourt, 1620 (fief de la vicomte d’Auge). Marin de la Planque, Estrées-en-Auge

Collection de Répertoires Sommaires des Documents Antérieurs à 1800 – Conservés dans les Archives Communales.
NOTRE-DAME-D’ESTRÉES
I.Dioc. de Lisieux. – Baill. et maîtrise de Pont-l’Évêque — Gr. à sel de Danestal .- Gén. et int . de Rouen; él. et subd. de Evêque .
II. Distr. de Pont-l’Évêque; canton de Cambremer ( Arrêté du 1 mars 1790) .
III . 3° arr . communal (Arr. de Pont-l’Évêque); canton de Cambremer (Loi du 28 pluviôse an VIII et arrêté du 6 brumaire an X) . Pop.: 283 hab. (1911). Sup.: 743 hect. 29 a. 97 c .
ADMon Gale Délibérations , depuis 1836 .
ÉTAT- CIVIL.— Baptêmes et mariages , depuis 1599. — Sépultures, depuis 1668 .
Lacunes: baptêmes de 1648-1649, mariages de 1644-1656 .
Délibérations du commun . 1722-1725 . Visites de l’église et comptes du trésor. 1720-1777, 1785, 1789.
IMPOSITIONS. États de sections ( Sections A- B). 1793 ( Cah..94 fol. ) Procès-verbal de sectionnement du territoire de la commune. 1793 ( 1 p . )

De la Baronnie de Cambremer relèvent les fiefs qui ensuivent :
Les fiefs de La Planche, Hesbert, Mesnil et l’Espinay-Lucas, assis à Estrées.
Du fief de La Planche relève :

  • Le fief de Brucomert, assis a Estrées.
  • Le fief de Pontfol, assis à Pontfol.
  • Le fief de Funichon, assis à Saint-Aubin.sur-Algot.
  • Le fief de Monstreuil, plein fief avec le moulin, assis en ladite paroisse dudit lieu « le Montreuil » possédé par Jeham de Malfilastre, Ecuyer.
  • Le fief de Manerbe, plein fief assis en la paroisse dudit lieu de Manerbe, vicomté 1’Auge, possédé par Jehan de Borel, Ecuyer.
    Dudit fief de Manerbe relèvent les fiefs: voir Manerbe

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, Tome IV.
Editions Flohic : Le Patrimoine des communes du Calvados, page 533.
Notre-Dame-d’Estrées, Le Manoir du Lieu-de-la-Vigne ou Delavigne, CDMPA, pp. 233-234.
PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.
Mémoire de la Ste des Antiquaires 1418

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Notes de M. Pannier, de Lisieux.
Estrées, Stratoe in Algia, ecclesia de Trabibus.

L’église Notre-Dame d’Estrées est bâtie sur un monticule, au pied d’une colline très-élevée, du sommet de laquelle l’oeil découvre un immense panorama.
Le portail occidental est masqué par une tour massive en pierre, restée inachevée, qui était destinée à recevoir une haute pyramide. Cette tour, construite vers la fin du XVI. siècle ou dans les premières années du XVIe., est flanquée de contreforts sur les angles et couronnée d’un dôme quadrangulaire en ardoise, percé, sur chaque face, d’une grande lucarne et surmonté d’une lanterne. Au nord, s’élève une jolie tourelle qui renferme l’escalier de la tour. Une porte à linteau, décorée d’une ogive en accolade, s’ouvre sur la face principale de la tour. Cette porte est surmontée d’une large fenêtre ogivale, qui servait à éclairer la tribune placée au-dessus du rez-de-chaussée. La tour communiquait avec la nef par une grande arcade datant de la dernière période ogivale.
La nef est moderne. Elle est éclairée par des fenêtres à plein-cintre sans caractère.
Le choeur, plus élevé que la nef, remonte au XIIIe. siècle.
Il est soutenu, au nord et au midi, par quatre contreforts primitifs avec retraite fortement prononcée et glacis formé de nombreuses imbrications. On remarque, du côté septentrional, une jolie porte décorée de plusieurs archivoltes qui reposent sur des colonnettes. Le tympan est orné de deux rosaces, de grandeur différente, qui ne paraissent pas à leur place.
Un chevet droit, soutenu par trois contreforts primitifs, termine le choeur à l’orient. Le gable très-élevé qui le surmonte est percé de deux longues fenêtres en forme de lancettes.
Ces fenêtres, munies d’un simple chanfrein, reposent sur un cordon torique qui règne autour du choeur.
L’arc triomphal entre le choeur et la nef est garni de plusieurs tores qui retombaient autrefois sur des colonnes monocylindriques remplacées par deux piliers sans caractère.
Les voûtes du choeur et de la nef sont en merrain.
Le maître-autel offre un beau retable décoré de quatre colonnes rudentées, d’ordre. corinthien. Des tableaux représentant des sujets religieux sont placés entre les colonnes. Ce retable date de la fin du règne de Louis XIV.
De chaque côté du sanctuaire s’élève un lambris formé de jolis panneaux, sur lesquels sont peints les personnages suivants: Du côté de l’évangile : 1° un personnage religieux tenant une plume, avec cette inscription : PAUPER CHRISTI : TESTANS
NULLUM;
-2°. saint Pierre, avec l’inscription : TU ES PETRUS; — 3°. un évêque, accompagné de l’inscription suivante : SECUTUS ESRRANTEM SEQUERE. — P. CENIT Le bon Pasteur poursuit la brebis errante (Évangile selon saint-Jean).
Du côté de l’épître, on voit : saint Jérôme, saint Paul, saint Grégoire.
L’église d’Estrées possède une cloche sur laquelle on lit l’inscription suivante :
Mr. L’ABBÉ MANCHON, ASSISTÉ DE Mde. MANCHON, SA MÈRE, M’A DONNÉ LES
NOMS DE MARIE-EMMANUEL-JULIE ET A FAIT SOLENNELLEMENT LA CÉRÉMONIE
DE MON BAPTÊME EN PRÉSENCE DE MM. DELACROIX (1), CURÉ DE N.-D. D’ESTRÉES;
PHILIPPE, VICAIRE; MARIONNET , MAIRB ; BOURGAIS ADJOINT; POUPELLE,
TRÉSORIER DE LA FABRIQUE. LE CONSEIL MUNICIPAL A VOTÉ DES
FONDS POUR ME FAIRE REFONDRE ET ME RENDRE MON ANCIEN POIDS. UNE
SOUSCRIPTION ENTRE LES HABITANTS M’A AUGMENTÉE DE 300 KILOS. DÉCEMBRE 1847.
BAILLY, FONDEUR.

On a relégué dans le clocher plusieurs torchères fort jolies, ornées de médaillons.
L’église d’Estrées est sous l’invocation de Notre-Dame. La cure se divisait en deux portions. Le patronage de la première portion appartenait, au XIVe. siècle, à un Louis de Thibouville, et dans la suite il a toujours été au seigneur du lieu. Le patronage de la deuxième portion appartenait à l’abbaye de St.-Pierre-sur-Dive depuis le XVIe. siècle.
On comptait à Estrées 4 feux privilégiés et 53 feux taillables.
(1) L’abbé Delacroix est mort eu octobre 1853, à l’âge de 88 ans. Il était frère de l’ancienne Supérieure de l’hospice général de Lisieux.

NOTRE-DAME-D’ESTRÉES. – Au lieu dit  » L’Epinay » (Cad. B,1.17-54), vestiges d’une motte entourée de fossés (4).

2 – Pièces Justificatives:

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection – Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie.

ESTRÉES. 197. Guillaume de la Planche, Sr. du lieu, et Henri, Sr. de Cerqueux, ont baillé leur généalogie et extraction de noblesse, et produit plusieurs lettres et écritures, la Ire. desquelles, datée du mercredi après la St.-Samson l’an 1349, fait mention de Mre. Robert de la Planche, chevalier, et par les autres ils fournissent leur descente de père à fils du dit Robert; desquelles lettres la copie est demeurée au greffe.
198. Laurent Tabouyer, Sr. de Brucourt, et Henri, son frère, demeurant en la parroisse de la Caude, ont dit être procréés de noblesse ancienne : toutefois par leur production ils n’ont fourni que de Jean Tabouyer, leur ayeul, qui épousa une damoiselle nommée de Beuville à cause de laquelle il fut sergent hérédital de Cambremer, dont il est encore à present tenant selon les lettres et écritures par lui produites, commençantes à l’an 1453. Non-obstant cette production, le procureur du Roi a requis qu’ils soyent contraints de vérifier leur noblesse et extraction, par témoins, si besoin est, autrement qu’ils soyent assis. V. le n°. 191,
199. François de Borel, Sr. du lieu ; et son frere, Sr. d’Herbigny, et Guillaume, et Melchior Borel, fils du dit Sr. de Herbigny, ont dit être issus de noblesse ancienne, dont ils ont baillé généalogie et déclaration de leur descente par plusieurs dégrés, à commencer à Mre. Robert Borel, chevalier, qui fut seigneur de Hieuville, lequel ils ont dit être sorti de Hugues Borel, vivant le 10 avril 1207. Le procureur du Roi a requis, qu’ils vérifiassent leur descente, ou qu’ils soyent assis. V. 285.
200. Guillaume de Brezay, pour justifier sa noblesse, noblesse et sa généalogie, commençante à Pierre de Brézay, qui de damoiselle Marguerite de Beaumont, sa femme, eut Robert de Brézay, a produit un acte des plaits de Lisieux, de 1415 , où le dit Robert, qualifié écuyer, s’oppose au décret du fief et terre du Haut-Milouet, avec plusieurs autres écritures, dont la copie est demeurée au greffe : et parceque par icelles , n’est suffisamment justifié , le procureur du Roi a requis qu’il soit assis, au refus de vérifier sa dite noblesse par témoignage ou autrement.
201. Robert Rosée, Sr. en partie du dit lieu de Manerbe, a dit être extrait de noblesse ancienne , et issu de Jean Rosée, son bisayeul, vivant en 1433, seigneur d’Estarville, et de damoiselle Marie de la Bouverie, son épouse, desquels il a dit fournir sa descente par plusieurs lettres et écritures dont la copie est demeurée au greffe.
202. Guillaume Vipart, dénommé au dit rôle, a déclaré être sorti de la maison du Sr. de Drumare, et s’aider de semblables généalogie chartes et écritures : et pourcequ’il ne l’a fourni ni montré, le procureur du roi a requis qu’il soit assis. V. le n°. 211.

3 – Archives ShL:

Fonds Famille COTTIN
106 – Boite carton bleue Pochettes – Photos Noir Et Blanc.
Notre Dame d’Estrée manoir de la Planche.

Fonds CAILLIAU 3F1 – 3F201.
3F 93 1615-1656 – Notre-Dame-d’Estrées: saisie de biens et bail
HUE Guy, prêtre – BOREL Jacques, chanoine et trésorier de l’église cathédrale – BOREL Robert, sieur de Courseulles.

Enveloppe n° 79
– Manoir de l’Epinay à Notre Dame d’Estrées
– Enveloppe n° 2 -FAIRE-PART MARIAGE

1385, Saint-Laurent-du-Mont – Information de Guillaume Le Dyacre, vicomte d’Auge, pour savoir à quel titre Fouquet du Val-Aubry possède un clos tenu du roi à Estrées-en-Auge. = Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 189. + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 20.

1469, 9 juin – Dom Pierre Le Maignen, bailli de l’abbaye du Val-Richer, fieffe à Colin Huet, de Corbon, une demie acre à Notre-Dame-d’Estrée joignat le chemin allant « au vieu des vallos », moyennant rente annuelle de 20s., une géline et demie, 10 oeufs et 1 denier.
Acte de Guillaume Lambert, vicomte d’Auge, passé devant Jean Thorel et Jean Faroult, tabellions (signé Thorel et Lemonnier) = Bibl. mun. de Rouen. p. 165, n° 6. + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 219, n° 680

Année 1611 – Fragment d’un aveu rendu par l’abbaye du Val-Richer à Mademoiselle de Montpensier…. » quant aux fiefs terres et domaines situés à Corbon, Estrez, Le Torquene et autres lieux en la vicomté d’Auge.= SHL. 1 F68.

Carnets de Charles VASSEUR

DOYENNE DE BEUVRON.
Archidiaconé d’Auge, doyenné de Beuvron
Sous l’invocation de Notre-Dame
Il y avait sur cette paroisse deux chapelles : la chapelle et léproserie de Saint Jean Baptiste sur Estrées et la chapelle de la Planche, fondée par la famille de ce nom.
La chapelle léproserie de St.Jean-Baptiste-sur-Estréez était située dans le doyenné de Beuvron, au diocèse de Lisieux , ainsi que l’indique le pouillé de ce diocèse.

Insinuations
Curés:
1ere portion: Angés ou Auger 1744-1787
2ème portion: Lautour 1753-1787
Description de l’Eglise par Vasseur de la cloche

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Société historique de Lisieux

Fondée en 1869, elle a pour but de rechercher, de conserver et de faire connaître, notamment grâce a la revue qu’elle publie, les documents relatifs à l’histoire de l’ancien diocèse de Lisieux.